• J’ai commencé à éduquer des chiens à l’âge de 7 ans ...

    Je n’avais à l’époque aucune connaissance sur le comportement canin , j’ai appris via mes cobayes que je 

    remercie aujourd’hui grandement : Patou le basset , Pistache la boxer , Tchimaï le golden , Myrtille la berger des

    Pyrénées et leurs propriétaires qui m’ont fait confiance malgré mon jeune âge et

    inexpérience . J’étais menue et jeune et je gérais mes nouveaux amis 

    au collier étrangleur ( oui oui cette phrase est incohérente !) , car pour le commun des humains la force physique

    est plus viable que la complicité avec l’animal (nouvelle incohérence .... Allez baser une saine relation sur ce

    principe !). Bref tout ça pour dire que j’ai commencé comme la grande majorité par l’éducation coercitive .... 

    par manque d’indépendance intellectuelle sans aucun doute ... 

     

    L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne

     

    Presque 20 ans plus tard (damned que je suis vielle !!) , ma structure montée depuis quatre ans , mes propres 

    chiens , mes expériences , j’ai évidemment évolué. J'interviens principalement dans la rééducation canine et

    je prends énormément de plaisir là dedans.

     

    J’ai compris que le renforcement positif n’était pas une méthode mais une philosophie. Et lorsqu’on l’appliquait

    sur les chiens il était impensable de ne pas le faire dans notre quotidien. 

    En France nous sommes les champions du monde pour les sanctions : notes , contraventions , points en moins 

    sur le permis , punitions , nous soulignons avec délectation les échecs et nous congratulons uniquement les

    réussites finales. Nous partons du postulat simple que tout ce qui est acquis n’est pas à récompenser et que nous 

    apprenons via les sanctions (psychologique ou physique). Le résultat de ce dogme est le suivant : des êtres qui 

    ne vont plus essayer , qui vont moins s’investir , qui vont faire le strict minimum pour ne pas atteindre la 

    punition car prendre des initiatives c’est prendre le risque de se tromper (et donc se faire sanctionner). 

    C’est exactement la même chose pour la gente canine. 

     

    Le renforcement positif n'est pas une méthode ... mais une philosophie !

     

     

     

    Alors attention je vous vois déjà venir «mais avec cette façon de penser il n’y a plus de limites , respect , moyen

    de pression ....» ... C’est tout le contraire .... On renforce ce que l’on veut garder et ignore ce que l’on veut 

    supprimer. Si tout est expliqué de cette façon là , l’éducation se fait comme dans du beurre. 

    Je pense que la mauvaise volonté n’existe pas, chez les humains comme chez les chiens , je pense que tout est 

    explicable et que l’éducateur qu’il soit canin ou humain est obligé de s’adapter pour faire progresser l’être 

    unique dont il a la charge, il n’y a pas de protocole , recette toute faite le maître mot est ADAPTABILITE. Nous

    avons tous notre passé , nos valises (lourdes , très lourdes pour certains) et nous avons tous la possibilité de 

    progresser ( à notre rythme certes). Le chien battu , comme le chien faussement agressif qui a trouvé renforçant 

    d’agresser pour se sentir en confort ....  

     

    Le clicker dans tout ça ?

     

     Bien au final ce n’est pas grand chose ... Car lorsque vous avez cette philosophie vous avez déja fait 90% du 

    chemin le reste n’est que de la technique (timing , lois d’apprentissage , façon de fractionner les exercices ....)! 

    Néanmoins le clicker a des avantages assez bluffants que j’aime utiliser pour accélérer l’apprentissage , car il

    l’augmente de 3 à 5 fois car :

     

     

    - Neutralité 

    - Précision 

    - Fait intervenir la mémoire à long terme 

     

    Je sais que cet outil gène bon nombre de personnes : «déshumanisant» , «créer des robots» ... Mais mes amis ... 

    Nous ne fonctionnons QUE via des conditionnements , l’unique différence est que ce conditionnement est 

    matérialisé par un son perceptible. 

    Je vais travailler parce que je que vais avoir un salaire , je fais la vaisselle pour pouvoir me faire un gâteau , je 

    fais le ménage pour me sentir bien , j’étudie pour avoir mon diplôme.... 

     

    Une petite vidéo qui illustre parfaitement notre façon de fonctionner :nous sanctionnons l’échec (ici par le rire 

    du petit frère) et ne notons pas les réussites. 

    La finalité est de faire les lacets mais .... Il y a beaucoup d’étapes à récompenser avant d’en arriver là et surtout 

    différentes façons d’y parvenir ! 

    On peut sanctionner chaque erreur (un simple non , ou rire suffit), ou alors fractionner l’exercice en multiples 

    réussites en gardant l’envie , la motivation et en valorisant l’apprenant. «Tu t’es trompé ? Et ALORS ! Je vais 

    changer quelque chose pour que tu y arrives , en réduisant mes critères d’exigences , en m’adaptant à toi pour

    que tu puisses réussir.» . Car la vraie leçon ici c'est que ce n'est pas à l'apprenant de s’adapter mais bel est bien 

    à son professeur ...

     

     

    Depuis avril 2016 , j'ai la grande chance de pouvoir travailler dans deux SPA afin de former les

    salariés et bénévoles.

    Je dois ainsi gérer des humains et des chiens et il est essentiel pour moi de valoriser les deux !

    Je savoure chacune de mes interventions tellement elles sont riches en échanges ... je ne pensais pas en retirer

    autant  ! Voici une session sur une chienne qui refusait de monter en voiture. Vous pouvez trouver d'autres

    vidéos sur la page facebook si vous le souhaitez. Ma fierté ici c'est le travail de Catherine et la coopération de

    Saya.

     

     Merci d'avoir pris le temps pour cet article caninement votre

     

     

    Fanny  

     


    votre commentaire
  • Ostéochonqwâ ?

     

     

    Bref, je devais réviser ma rhumato comprenez rhumatologie qui est dixit le figaro santé « la spécialité médicale qui prend en charge les douleurs et dysfonctionnements de l'appareil locomoteur et des tissus conjonctifs ainsi que des affections touchant la région péri-articulaire.»  Et, une envie soudaine de vous vulgariser la chose m’est venue. Opération 2 en 1 donc puisque :

    1- J’écris un article

    2- Je révise (enfin apprends ... )

     

     

    I- Introduction => Ostéochondrose

     

    L'ostéochondrose est une affection du cartilage en croissance. C'est une mauvaise transformation du cartilage en os qui va créer un épaississement local et ne va plus permettre au liquide synovial (liquide qui nourrit et permet le bon fonctionnement de l'articulation)de pénétrer dans les couches les plus profondes pour nourrir les cellules du cartilage (= chondrocytes). Elle atteint les chiens de moins d'un an (de 4 à 10 mois), c'est donc une atteinte locomotrice des jeunes animaux.

     

     

    II – Signes

     

    Le chien va présenter des boiteries qui peuvent apparaître de façon progressive ou brutale. Vous savez ces boiteries inexpliquées qui peuvent disparaître et réapparaître par périodes. Le chien se démuscle du membre atteint. A la manipulation, le chien est douloureux.

     

    Le cartilage est le seul tissu qui n'est ni innervé , ni vascularisé, de ce fait, le phénomène n'est pas douloureux et souvent l'ostéochondrose passe inaperçue.

    Mais, lorsqu'il y a fissuration qui va elle-même entraîner une inflammation, la douleur va apparaître. On parle alors d'ostéochondrite. (phase inflammatoire de l'ostéochondrose).

    Les lésions se trouvent plutôt sur le membre thoracique :

    Les articulations les plus touchées sont donc:

    • épaule

    • coude

    • grasset

    • jarret

    • tarse

     

     

    • L'ostéochondrose peut-être réversible, la guérison est spontanée dès que l’ossification va reprendre.

    •  Elle peut également se transformer en ostéochondrite (OCD) lorsque le cartilage ne peut plus être nourrit correctement, il va y avoir une nécrose et peu à peu la création d'une fissure qui va entraîner le détachement d'un bout du cartilage = souris articulaire. Cette souris peu se résorber ou continuer de croître par ossification. Il faudra alors l'enlever chirurgicalement.

      (souris articulaire) 

     

    III Diagnostic

     

    Les clichés radiologiques ne peuvent pas identifier avec certitude les animaux porteurs d'ostéochondrose puisque beaucoup de lésions cartilagineuses précoces ou même déjà évoluées ne sont pas visibles.

    Le cartilage n'étant pas visible à la radio ...De ce fait, exiger des clichés radiographiques systématiques des reproducteurs est un non sens. 

     

    La technique de diagnostic la plus fiable actuellement est l’arthroscopie.

     

    IV Une affection multifactorielle =  ses origines potentielles

     

    • Alimentation ( une alimentation trop riche par exemple = chiot )

    • Minéraux

    • Traumatisme(s)

    • Rapidité de croissance (en corrélation directe avec l'alimentation) 

    • Surpoids

    • Origine vasculaire

    • Manque de vitamine C

    • Héréditaire (?)

     

    V Comment la prévenir

     

    • Une alimentation physiologique

    • Une activité modérée et réfléchie

    • Une complémentation en vitamine C , glycosaminoglycane & chondroïtine sulfate

    • Un chiot sec ( mais pas maigre!) pour ne pas surcharger les articulations

    • Séance dès les 6 mois du chiot chez un ostéopathe (pour la vascularisation)

     

    Mon article sur la dysplasie de la hanche pour éclaircir certains des points abordés brièvement ici.

     

    Caninement votre,

     

    Fanny Walther

     

     


    votre commentaire
  •  

     

    « C'est arrivé d'un coup » , « Vraiment je ne comprends pas mon chien , « Il exagère » , « Il ne fait aucun effort » …

     

    Aucun comportement ne découle du hasard , AUCUN ! Ils ont tous une origine et un but.

     

    A partir du moment où vous percevez un changement comportemental chez votre animal quelque chose est arrivé. Un incident , une succession d'incohérences , des besoins non assouvis , troubles physiologiques … peu importe l'origine à vrai dire il faut simplement prendre en compte le fait que l'apparition de troubles comportementaux est une forme d'adaptation , de survie.

     

     

    Comment peuvent s'ancrer les troubles comportementaux :

     

    L'ancrage des troubles comportementaux, si nous allons tenter ici de le généraliser, ne l'est pas vraiment puisqu'il va dépendre : de l'âge de l'individu (s'il est dans une période sensible ou non) , de l'individu lui même , de la variable d'entrée (incohérence , incident ….) de l'intensité et de la fréquence de cette variable d'entrée. Toutes ces données pouvant se croiser , tout cela pour que vous pussiez comprendre la complexité du phénomène.

     

    Chaque changement comportemental est une adaptation à l'environnement. Il a une fonction bien précise => retrouver le confort.

     

    1- Comment peut on ancrer négativement un comportement (R-/P+)

    Prenons un exemple tout simple qui est la malpropreté chez le jeune chien.

     

    Un chiot peut être assez facilement propre dès ses 3 mois s'il est régulièrement sorti , si son espace nuit est réduit et s'il est félicité lorsqu'il fait à l’extérieur (liste non exhaustive).

    Pourtant il est très fréquent que je sois appelée pour des problèmes de propreté sur des jeunes chiens de 8 à 13 mois.

     

    Pourquoi ? Car si pour nous le fait de ne pas faire à l'intérieur est une évidence , pour le chiot la seule règle est de ne pas faire : sur son lieu de couchage et proche des ressources alimentaires (gamelles). La propreté à la maison n'a absolument rien de logique pour le chien.

     

    Que font la majorité des propriétaires lorsqu'ils voient uriner leur chiot ?

    Ils sanctionnent psychologiquement ou physiquement l'animal. Quelles vont être les répercussions sur le chiot ?

     

    • Perte de confiance vis à vis de ses propriétaires (la propreté n'ayant rien de logique pour le chiot à l'intérieur)

    • Il va comprendre qu'il ne faut pas uriner devant des humains

    • Il va avoir du mal à faire en balade (car avec des humains)

    • Il va se cacher pour faire ses besoins (idem dans la maison)

    • Il va se retenir au maximum => troubles physiologiques + psychologiques

     

    Ceci arrive très souvent malheureusement et cela peut déjà avoir de grosses répercussions sur l'animal.

    2-Comment peut on ancrer positivement un comportement : Modification du comportement en R+/P-

    Prenons cette fois ci l'exemple d'un chiot qui saute.

    Je vais lui expliquer que dès qu'il s’assoit il va recevoir une friandise (+) et dès qu'il me saute dessus je vais l'ignorer (-). Le calcul est assez simple , puisqu'il recherche le confort il va très vite préférer l'option « assis » pour recevoir :

     

    • Friandise

    • Maître satisfait (votre attitude)

    • Interaction positive

    • Attention de son maître

    • Activité partagée

    Que faire lorsque mon animal développe des troubles comportementaux ? :

     

    Un chien qui se met en auto-défense dès qu'il voit un congénère ou un humain est un chien qui a peur pour sa vie , il va de ce fait chercher soit à éloigner ce qui nuit à son confort ( agression) soit chercher à le fuir ( mais généralement les harnachements empêchant les animaux de fuir , ils agressent) . Il ne peut plus raisonner à ce moment précis, il est dans une stratégie de survie.

     

    (ATTENTION A NE SURTOUT PAS REPRODUIRE , CECI POUR VOUS MONTRER CE QU'IL NE FAUT PAS FAIRE)

    Par exemple dans cette vidéo le chien fait de la protection de ressource , il associe déjà l'humain à un danger pour sa survie (qui peut l'empêcher de se nourrir).

    Le fait d'intervenir de cette façon là , ne fait qu'ancrer le comportement. C'est une façon totalement illogique de gérer ce problème.

    • le chien va anticiper de plus en plus rapidement
    • il ne va plus prévenir (puisque le fait qu'il prévienne est ici sanctionné). 
    • ne va plus avoir confiance 
    • le comportement va être ancré
    • les repas vont être douloureux et stressants

     

    (ATTENTION A NE SURTOUT PAS REPRODUIRE , CECI POUR VOUS MONTRER CE QU'IL NE FAUT PAS FAIRE)

     

    Lorsque des troubles comportementaux apparaissent il vous faut déterminer :

     

    • Origine si elle est facilement déterminable => il faut travailler dessus et ne pas avoir honte d'appeler un professionnel (en renforcement positif).

    • Si vous ne pouvez pas la déterminer seul(e) :

    1. Appeler un professionnel qui fonctionne en renforcement positif

    2. Visite contrôle chez le vétérinaire (bilan sanguin)

    3. Ostéopathe (Adresses sur toute la France ICI)

     

    Avant toute rééducation comportementale il faut s'assurer que les changements de comportement ne découlent pas d'un trouble physiologique.

     

     

     

    Conclusion :

     

    L’apparition de troubles comportementaux est un signal d'alarme de la part de votre animal et ils ont pour fonction sa survie.

    Je veux vous faire comprendre ici que vous ne devez absolument pas les sanctionner car il est forcément arrivé quelque chose et votre animal en souffre.

     

    Peut-être en êtes vous à l'origine ? Cela arrive , nous faisons tous des erreurs et c'est comme cela que nous apprenons. Vous culpabiliser n'aide en rien l'animal , il faut changer et entamer au plus vite une rééducation.

     

    Soyez empathiques ( et logiques !) , les lois d'apprentissages et d'adaptations sont les mêmes concernant toutes les espèces. Comment voudriez vous qu'on vous aide si vous aviez une phobie ? Si vous aviez été battu(e)s ? Si vous arriviez dans un nouveau pays en ne connaissant pas la langue ? (car c'est ce qui arrive aux chiots).

     

    Vous devez être un moteur à succès pour votre animal et rappelez vous qu' aucun comportement ne découle du hasard qu'il soit négatif comme positif … Vous pouvez être le moteur comme le frein … Ceci n'est qu'une question de choix.

     

     

    Caninement votre,

     

    Fanny Walther

     


    1 commentaire
  • I- Posons les bons mots sur cette pathologie

     

     

     

    La dysplasie de la hanche est le fait d'une malformation de l’articulation coxofémorale . La tête du fémur ne s’emboîtant pas parfaitement dans sa cavité ( l'acétabulum), cela lui laisse une liberté de mouvement qui entraîne des frottements anormaux des deux os conduisant à l'usage prématuré des cartilages articulaires donc au développement de l’arthrose.

     

     

     

    C'est un peu comme si vous vous obstiniez à visser avec le mauvais tournevis … à force de visser avec un outil inadapté vous allez abîmer la vis et la rendre moins fonctionnelle. Elle va néanmoins assurer sa fonction en s'adaptant et en créant un nouvel équilibre physiologique qui lui est propre.

     

    Même s'il est possible de suspecter une dysplasie à l'œil nu (via les muscles , démarche , boiteries ….) , seule une radiographie peut officiellement la confirmer.

     

    II – Une origine héréditaire ?????

     

    Quelques chiffres :

     

    Puisque que tout doit être prévisible dans notre société actuelle , la dysplasie de la hanche doit également l'être. En retirant les sujets « atteints » nous devrions n'avoir qu'une population canine exempte de dysplasie … sauf que la réalité est toute autre …

    Cela fait trente ans que nous nous acharnons à sélectionner , radiographier , éliminer et pourtant la dysplasie de la hanche touche toujours environ 60-65 % de l'ensemble de la population canine (dans les pays occidentaux).

     

    Si on ne peut pas affirmer que la dysplasie n'est pas héréditaire, ces chiffres nous montre  qu'écarter les chiens dysplasiques de le reproduction n'élimine pas le problème. De plus sa transmission serait polygénique et polyfactorielle ( = impossibilité de prévoir ce qu'un croisement entre deux individus pourrait donner).

     

    On peut alors se demander si le système de radiographie systématique mis en place pour garantir "l'amélioration de la race" n'est pas un business lucratif ?

     

     

     

    III- Structures abîmées lors des radios des hanches

    Pour que la radio des hanches soit reconnue officiellement elle doit être réalisée sous anesthésie générale.
    Lors de cet examen le chien doit être mis en décubitus dorsal, jambes écartées qui n'est absolument pas une position physiologique (voir figure).
    Afficher l'image d'origine
    Toutes les structures participant à l'articulation sont hyper-sollicitées sans aucun frein puisque l'animal ne peut pas réagir.
    Cela peut être à l'origine d'une dysplasie (ce qui est est quand même très paradoxal!)

     

     

    IV- Facteurs favorisant/amplifiant la dysplasie

     

     

    • L’alimentation

    • Manque de vitamine C 

    • L'environnement

    • Activité inadaptée

    • L'hérédité (à quel degré ? )

     

    Il semble que nous ayons un impact sur 4 d'entre eux … première bonne nouvelle , vous ne trouvez pas ? (Faut penser positivement paraît il!)

     

    Si l'environnement et l'activité inadaptée sont des facteurs dont on peut facilement comprendre l'impact , le facteur alimentaire lui reste… obscure  et méconnu.

    Et pourtant c'est sans doute LE facteur majeur.

     

     

    A-Vitamine C son rôle

     

    Le foie du chien produit de la vitamine C de façon dérisoire par rapport à certains autres animaux. (L'homme par exemple n'en fabrique pas).

    Et alors allez vous me dire ?

     

    Le problème est situé dans la région de la cavité l'acétabulum, où est logée la tête du fémur. La jointure entre ces deux systèmes est tenue en place par des ligaments et muscles et assure sa contention.

     

    Dans cette jointure il y a entre autre le muscle pectiné (ou plutôt son tendon), qui attache le bas du fémur au pelvis (voir schéma en première page). Quand le chiot est soumis à un stress constant (physique / psychologique) il ne produit pas assez de vitamine C et la qualité de son collagène devient très pauvre. Le collagène est le « ciment » liant les tissus , renforçant les tendons et dans la cascade de réaction pour le constituer la vitamine C joue un rôle important .

    Le muscle pectiné ne se développe pas assez et les ligaments seuls ne sont pas assez forts pour garder la masse osseuse et musculaire en place, la tête fémorale sort de son acétabulum. Ceci va causer sur un terme plus ou moins long: des inflammations , arthrose … les manifestations de la dysplasie.

     

    B- Le Petfood … ce champion !

     

    « Au cours des 30 dernières années, la morbidité des affections mentionnées ci-dessus (d'adiposité, de lésions du parenchyme hépatique, de maladies métaboliques, de troubles gastro-intestinaux avec insuffisance pancréatique, de maladies cardio-vasculaires avec artériosclérose, de déficience immunitaire avec fréquentes apparitions d'allergies, d'infections et de carcinomes ainsi que de diverses affections de l'appareil locomoteur et du squelette associées à des dysplasies de toutes les articulations mais plus particulièrement de la hanche ) est indubitablement corrélée au chiffre d'affaires de l'industrie des aliments pour animaux. Les affections du squelette accompagnées de dysplasie de la hanche sont directement liées à la malnutrition du chien pendant des décennies et en sont leurs conséquences directes. »

     

    [SOURCE] La dysplasie de la hanche par malnutrition :
    Anomalie squelettique non héréditaire du chien

     

     

    La malnutrition peut être le résultat d'aliments industriels pour lesquels on peut remettre en cause les procédés de fabrication & la nature des composants des croquettes qui ne font qu'amplifier la persistance de ces maladies locomotrices. De plus les industriels ne complémentent pas assez les aliments en vitamine , pensant que le chien la synthétise de façon suffisante.

     

    (Pour plus d'informations je vous recommande vivement l'étude très complète de Jeremy Anso : http://www.dur-a-avaler.com/poison-croquette-veterinaire-pet-food-barf-cereales-chiens-chats/

    )

     

     

    C- Le danger de l'aliment chiot

     

    Généralement lorsqu'on pense à « problème de croissance » on l'associe à une carence.

    Pourtant c'est tout le contraire , c'est la richesse de l'alimentation qui provoque une croissance déstructurée et trop rapide.

    Les aliments chiots sont beaucoup trop riche, les besoins d'un chiot ne diffèrent pas de celui d'un adulte.

     

    D- Expérience pour finir de vous convaincre

     

    Etude réalisée par un vétérinaire dans les années 65

     

    3 chiennes dysplasiques (avec « production » antérieure de chiots dysplasiques ) sont accouplées avec des mâles différents dysplasiques/ou non.

     

    Chaque femelle a été complémentée durant sa gestation et toute la lactation en vitamine C.

    Les chiots ont également été complémentés tout au long de la croissance.

     

    Sur 8 portées , aucun chiot n'a développé de dysplasie (radiographiés).

     

     V – Conclusion & Solutions

     

    A ce jour , il est impossible d'affirmer que la dysplasie est une affection congénitale.

    Par contre les facteurs alimentaires et environnementaux sont eux connus et reconnus depuis de nombreuses années.

     

    Maintenant la question que vous vous posez tous : Comment faire pour éviter l'apparition de la dysplasie ?

     

    •  La mère doit avoir reçu une alimentation en adéquation avec ses réels besoins physiologiques  de même que le chiot bien évidemment
    • Il faut notamment particulièrement veiller à l'apport en Vitamine C

    • Activité adaptée en fonction de l'âge

    • Ostéopathie régulière qui évite des manipulations traumatisantes (carte pour trouver un ostéopathe animalier)

     

     

    Et si mon chien est dysplasique ?

     

    En plus de tous les points précédemment évoqués 

    • Complémentation en anti-inflammatoire naturels (curcuma , moule verte ...)

    • Complément en glucosamine et chondroïtine sulfate

    • Activité

    • Renforcement musculaire

    • Léger sous poids

       

    Conclusion:

    La dysplasie n'est sans doute pas une fatalité héréditaire et les moyens actuels mis en place pour lutter contre cette pathologie sont inefficaces.... 

    Voilà qui remet en cause beaucoup d'idées reçues, non ? Peut-être serait il envisageable ,sans réfuter la cause héréditaire, d'explorer les autres options qui ont montré qu'elles avaient un impact sur cette pathologie locomotrice ?

    En matière canine comme dans tous les domaines, gardez votre indépendance intellectuelle !

     

     

    Caninement votre ,

     

    Fanny Walther

     

    Sources : http://belfield.com/

    Anatomie/physiologie canine : Baron et ouvrages du Dr. vét. Klaus Dieter Kammerer 

    "Alimentation du chien et malnutrition" : Dr. vét. Klaus Dieter Kammerer 

    http://www.transanimal-editor.de/franz/index_f_jahrt.htm

     http://www.b-a-r-f.com/

     

     

     

     


    10 commentaires
  • A l'heure actuelle dans le monde canin , on entend beaucoup parler d'autocontrôle. Ce sujet fait l'objet de nombreux articles et stages.

     

     

     

     

    I- Mais avant tout qu'entend-on par  autocontrôles ?

     

    N'ayant pu vous trouver une définition toute faite en voici une de mon cru:

     

    Un autocontrôle c'est la capacité de gérer ses émotions face aux modifications de son environnement. Ils se mettent en place dès la troisième semaine de la vie du chiot avec la mère et la fratrie et doivent être entretenus et renforcés par la maître.  Ils sont essentiels pour vivre en harmonie avec son chien.

     

    Ainsi l'inhibition de la morsure est assimilée dans les premières semaines de vie lors des interactions avec la mère et la fratrie.

     

    Par contre c'est au maître que revient le rôle d'apprendre à gérer les interactions entre chiens et humains, comme par exemple le fait de ne pas sauter sur les gens.

     

    Les autocontrôles sont en corrélation directe avec la frustration , puisque sans cette dernière ils ne pourront pas être mis en place.

     

    Elle doit donc être partie intégrante de l'éducation du chien et ce dès son arrivée dans son nouveau foyer (même si vraiment il est trop mignon !).

     

    Causes primaires d'un manque d'autocontrôle

     

    1- Mère indigne

    2- Chiot unique dans la portée

    3- Portée trop nombreuse

    4-Génétique déficiente 

    5- Stimulation insuffisante

    6- Stimulation trop importante

     

    C'est ce sixième point que je souhaite plus particulièrement développer.

     

     II-Ne mettez pas la charrue avant les bœufs !

     

    Les autocontrôles pour TOUS !

     

    L'éducation d'un chien peut se comparer à l'édification d'une maison. Sans une architecture pensée et des fondations  solides, votre maison risque d'être bancale. Une fois l’édifice en place il est difficile de remédier au problème (sans tout raser) , il va falloir bricoler ... Une fuite par ci , une cale à mettre par là ...bref c'est la merde ! (scusez les amis !)

     

    Avec l'engouement des sports canins ( agility , obeissance rythmée , obeissance , flyball … ) , les priorités de l'éducation ne sont bien souvent pas respectées. En effet nous pouvons faire divers constats :

     

    Premièrement : L’exigence est bien plus importante qu'il y a une dizaine d'années , les chiens doivent être de véritables athlètes pour espérer se hisser sur les podiums et l'éducation est essentiellement axée sur la préparation physique au détriment du reste .

    Deuxièmement : Afin de répondre au mieux aux exigences de la compétition , les chiens sont préparés de plus en plus tôt, ce qui veut dire sur-stimulés de plus en plus tôt.

     

     Troisièmement : La plupart des chiens sélectionnés pour les sports canins , sont très demandeurs d'interactions avec les maîtres et de ce fait facilement excitables. 

     

    De nos jours les athlètes canins sont rendus "hyper actifs". Exacerber la prédation , la montée en excitation ce n'est pas sain d'un point de vue comportemental et entraîne une instabilité émotionnelle de  l'animal.

     

    Un chien qui va "dégoupiller" à chaque stimulation et qui sera certes partant pour tout sera difficilement gérable dans la vie de tous les jours. Certains par facilité utilisent la contention ou d'autres moyens encore moins sympathiques pour l'animal.

     

    Pourquoi ne pas "construire" les animaux correctement dès le début et peaufiner les détails techniques par la suite ? 

    Les  fondamentaux (autocontrôles) doivent absolument être mis en place avant toute carrière sportive . 

     

     III- Les fondations : Les murs avant la peinture !

     

    Les autocontrôles pour TOUS !

     

    Il est vrai qu'à l'arrivée d'une nouvelle recrue nous avons une crainte plus ou moins inconsciente : que le chiot ne corresponde pas à nos attentes.

    Moi même avec la petite dernière j'ai voulu tester son intérêt pour les moutons , alors que c'est prendre beaucoup de risques pour pas grand chose (coups , peur , mauvaise gestion de l’environnement , frustration beaucoup trop importante ...) Personne n'est parfait hein ?

     

    Voici les fondamentaux qu'il faut absolument aborder avant toute autre chose et qui permettront à votre chien d'acquérir les autrocontrôles pour une vie harmonieuse :

     

    1- Créer une relation , via des balades , en groupe et seul avec votre chiot

    2- Apprendre au chiot à se poser, même en votre présence

    3- Gérer de la propreté

    4- Gérer la nourriture 

    5- Travailler la marche en laisse

    6-  Découvrir de nouveaux environnements , nouvelles personnes ,

    7- Rencontrer des congénères adultes stables

    8-  Apprendre à revenir malgré un environnement stimulant (rappel)

    9-  Se laisser manipuler sans stress (medical training / brossage / couper les ongles ...)

    10- Apprendre la solitude

    11- Apprendre les règles de savoir vivre ( ne pas sauter , ne pas mordiller , ne pas détruire ....)

     

     

    N'hésitez pas à solliciter un témoin lucide pour vous guider , une personne qui va objectivement vous dire si vous en faîtes trop (ou pas assez).

     

    Ne vous fiez pas aux « grands » du monde canin , vous ne voyez  que les résultats et pas leur quotidien.

     

    Il vaut mieux quelqu'un qui prend son temps pour monter son chien et qui ne fera que des résultats que vers les 3-4 ans , plutôt que quelqu'un qui en fait une machine à podium déséquilibrée à souhait. Et je ne parle ici que de l'aspect comportemental ...

     

     

    Après tout va dépendre de vos objectifs … aimez vous les chiens , ou aimez vous la compétition ?

    Sachant que vous pouvez très bien allier les deux en respectant vos chiens psychologiquement et physiquement ... mais cela demande plus de temps, comme toutes les bonnes choses et une remise en question permanente.

     

    Caninement votre,

     

    Fanny Walther

     

    Accueil

     

     


    5 commentaires